En mai 1985, lors de la réunion de la Commission centrale militaire, il fut décidé que la Chine devait être en mesure de contrôler la mer Jaune ainsi que les mers de Chine orientale et méridionale. C'est-à-dire que la marine chinoise devait pouvoir être capable d’intercepter tout adversaire qui voudrait pénétrer dans cette zone. Pour accomplir cette mission la marine chinoise avait besoin d’une nouvelle classe de sous-marin.
A l’époque, la Chine avait encore accès à la technologie occidentale qui pouvait être utilisée à des fins militaires. Elle en eu largement recourt dans la conception de ce sous-marin.
Par rapport aux bâtiments des précédentes classes, ce nouveau sous-marin devait, en plus de bénéficier de meilleures performances en immersion ainsi qu’une signature acoustique réduite, être capable de pouvoir lancer en plongée des missiles anti-navires à partir de ses tubes lance-torpilles.
Le premier bâtiment de la série (le 320) fut mis sur cale en 1991 et fut lancé le 25 mai 1994. Il n’entra en service qu’en 1999. Ce premier exemplaire de série se distingue de ses successeurs par un massif avec un décochement (une sorte de crête). Ce premier sous-marin n’ayant pas satisfait l’amirauté chinoise, une autre version baptisée 039G fut développée. Trois sous-marins de ce type, 039G, ont été lancés. Une autre version, baptisée, 039G1 est apparu en 2004. Les types 039G ont été construits au chantier de Wuhan.
Ces sous-marins à propulsion classique ont une coque en forme de goutte d’eau. Le sonar qui équipe les Song, le SQG-2B serait une copie du sonar français DUUX-5. Sa motorisation est mixte, diesel et électrique. Les Song sont équipés d’une copie d’un modèle d’hélice russe à sept pales en forme de faux. Ces hélices ont été réalisées avec des machines-outils, d’une succursale de Toshiba, acquises illégalement.
Du point de vu de leur discrétion, certaines sources indiquent que les Song sont des sous-marins un peu plus bruyant que des sous-marins Agosta des années 70. Ils seraient donc, beaucoup plus bruyants que leurs contemporains. Cependant d’autres sources indiquent qu’ils sont réputés particulièrement silencieux, cela étant du notamment à, sur les dernières versions, un appareil propulsif monté sur des plots élastiques, voir meilleurs que la production russe (selon le CV Yamauchi, voir bibliographie). Un événement qui eu lieu en 2007 semble corroborer les affirmations du CV Yamauchi. En effet, le 26 octobre de cette année un sous-marin chinois de type 039G a réussi à s’approcher du Task Group du Kitty Hawk sans être repéré par ce dernier, et ce n’est qu’au moment où il a fait surface à moins de cinq milles du porte-avions que les américains se sont rendus compte de sa présence.
Déplacement : 1 700 tonnes en surfaces, 2 250 tonnes en plongée.
Longueur : 74,9 mètres
Largeur : 8,4 mètres
Tirant d’eau : 5,3mètres
Vitesse : 15 noeuds en surface, 22 en plongée.
Distance franchissable : 330 à 400 milles nautiques en plongée.
Propulsion : diesel électrique, 4 MTU allemands, 1 moteur électrique de 5 000 chevaux, une hélice (sept pales).
Autonomie : 60 jours
Profondeur maximum : 280 mètres
Equipage : 60 hommes dont 10 officiers.
- 8 tubes lance-torpilles (6 avant, 2 arrière), 16 torpilles actives ou passives, missiles YJ-82 d’une portée radar de 40 km.
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