Pour mettre sur pied un service de renseignement militaire efficace les Chinois ont copié le modèle du GRU (Glavnoe Razvedivatelone Oupravlenie) soviétique.
L’APL-2 a pour mission la collecte et l’analyse de renseignements sur les armées étrangères ainsi que sur les politiques de défenses des pays étrangers. Pour remplir à bien sa mission de collecte d’informations, le service de renseignement de l’armée chinoise utilise trois moyens principaux, à savoir premièrement les attachés militaires des ambassades chinoises (au travers des contacts établis avec leurs homologues des autre pays), deuxièmement les agents spéciaux envoyés à l’étranger sous couverture et enfin troisièmement les sources ouvertes, c'est-à-dire toutes les informations publiques parus dans les media étrangers.
L’APL-2 dépend directement du Département d’Etat-major général qui dépend lui-même de la Commission militaire.
Le service de renseignement de l’armée chinoise comprendrait, entre autre, sept sous-divisions :
- Le premier bureau, lui-même divisé en cinq « divisions géographiques » qui auraient pour mission la collecte du renseignement et les missions clandestines à l’étranger. Chaque « division géographique » serait en charge d’une zone géographique définie, ainsi celle de Shenyang se verrait attribuer comme zone d’activité la Russie, l’Europe de l’est et le Japon, celle de Guangzhou Macao, Hong Kong et Taiwan et celles de Shanghai et Nankin l’Europe de l’ouest et les Etats-Unis.
- Le second bureau à pour mission de fournir et coordonner les renseignements d’ordre tactique aux sept régions militaires qui divisent la Chine.
- Le troisième bureau est en charge des attachés militaires de l’armée chinoise.
- Le quatrième bureau serait chargé de l’analyse des politiques, et plus particulièrement de la politique de défense, menés par les Etats de la CEI et d’Europe de l’Est.
- Le cinquième bureau serait chargé de cette même mission d’analyse des politiques étatiques, mais pour une autre zone géographique, à savoir les Etats d’Europe de l’ouest et les Etats-Unis d’Amérique.
- Le sixième bureau remplit les mêmes fonctions d’analyse que les quatrième et cinquième bureaux mais pour la zone asiatique (Japon, Corée du sud, Corée du nord, etc…).
- Le septième bureau serait spécialisé dans la recherche d’informations dans le domaine de la recherche scientifique et technologique.
- Une délégation de militaires Chinois sur le stand de l’armée de terre française au salon Eurosatory 2010.
Le Qingbao comporte également d’autres bureaux :
- Le bureau de contrôle des armes aurait pour mission d’analyser les systèmes de défenses étrangers basés sur des missiles balistiques ainsi que les questions de contrôle des armes.
- L’institut des relations internationales, basé à Nanjing, aurait une fonction de formation vis-à-vis des futurs agents du renseignement militaire chinois tel par exemple l’enseignement de langues étrangères. Ce centre serait également appelé centre de recherche stratégique.
- Le bureau confidentiel, Jiyao Ju, serait chargé de stocker et protéger les données de l’APL-2. Durant la guerre de Corée les membres de ce bureau ont eu pour mission de décoder les messages ennemis cryptés, d’enregistrer les données sensibles, de classifier en vue de leur destruction certaines données sensibles, et l’archivage et sécurisation d’une partie de ces mêmes données.
- Le bureau des archives et des enregistrements aurait pour mission de cataloguer et stocker les informations provenant de sources ouvertes à l’étranger. Il aurait également pour mission de traduire certains documents étrangers.
- Le bureau du management général, serait chargé des ressources humaines et de la logistique d'une partie de l'APL-2.
- Le bureau de liaison, Jiefangjun Bao.
- Un photographe chinois au salon Eurosatory 2010.
L’APL-2 entretient de très étroites relations avec certaines think-tank, telle par exemple l’Institut chinois des recherches stratégiques internationales (CIISS), “laboratoire d’idées de l’APL-2” selon Roger Faligot, qui publie tous les dix jours un cahier interne concernant les « mouvements des troupes étrangères » (waijun dongtai).
Pour récolter des renseignements utiles à la COSTIND, l’APL-2 a crée tout une nébuleuses de sociétés écrans dans le domaine de l’économie et en infiltre d’autres.
Enfin, il est a noté que, selon une déclaration faite en 1999 Charles Svoboda ancien chef du Service de renseignement canadien (CSIS), l’APL-2 dans sa mission de collecte de renseignements utiliserait les réseaux de la mafia chinoise et notamment la triade « le Grand Cercle » basé à Vancouver, Toronto et Ottawa.