Note : Nous avons tiré 90% de nos informations de l’excellent ouvrage de Roger Faligot « Les services secrets chinois », paru aux éditions Nouveau Monde en 2008.
Les services de renseignements chinois ont été mise en place dans les années 1920 - 1930 sur le modèle soviétique Guépéou/GRU. C’est ainsi par exemple que Gu Shunzhang l’un des futur chefs des services secrets du PCC (Teke, crée en 1931 par Zhou Enlai et Kang Sheng) fut, en 1926, stagiaire en URSS au Guépéou/GRU.
Les services de renseignement de l’APL ne collectent pas seulement du renseignement militaire. En effet, depuis le début des années 80, les services de renseignement de l’armée recherchent tout type de renseignements scientifiques et industriels au profit d’une entité baptisée Commission for Science, Technology and Industry for National Defense (COSTIND, mise en place en 1982) et cela dans le but d’accroitre le potentiel technologique, la puissance de feu, les moyens tactiques et stratégiques de l’armée chinoise. Pour ce faire les services de renseignement de l’APL utilisent leur personnel, leurs agents mais aussi des scientifiques, des étudiants, des touristes, des commerçants et des hommes d’affaires comme le précise le rapport Cox (rapport publié en 1999 par Christopher Cox alors membre de la chambre des représentants du congrès US) :
« Les agents professionnels de renseignement, du Guoanbu ou de l’APL-2, comptent pour peu de chose dans la collecte scientifique et technologique de la RPC à l’étranger. La majeure partie de ces informations est rassemblée par divers éléments non professionnels sur le plan du renseignement, y compris des étudiants, des scientifiques et des chercheurs de RPC, et autres visiteurs en Occident. Ces individus travaillent parfois à la demande de ces services, mais représentent souvent des organisations de recherches, bureaux scientifiques, commissions, instituts de recherche et entreprises. » (Traduction de Roger Faligot).
Les services de renseignement de l’armée chinoise se divisent en trois grandes branches.