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Armée populaire de libération


l'Armée Chinoise


« L'armée doit fournir une importante force de garantie pour le parti pour consolider ses choix de gouvernance, fournir une puissante garantie de sécurité pour sauvegarder la période d'importantes opportunités stratégiques pour le développement national, fournir un support stratégique efficace pour sauvegarder les intérêts nationaux, et jouer un rôle important dans la préservation de la paix mondiale et la promotion du développement mutuel ».

- Hu Jintao, président de la RPC.


Après la première guerre du Golfe (1990-91), les dirigeants chinois prirent conscience du retard technologique et matériel de l’APL par rapport aux armées occidentales. Or après la chute de l’URSS, l’objectif majeur de l’APL devint la capacité à soutenir un conflit de haute intensité contre les Etats-Unis et ses alliés dans le cadre d’un affrontement avec Taiwan. Dans ses mémoires publiées en 2004 Liu Haqing, commandant de la Marine chinoise (1982-1988) et vice-président de la commission Militaire Centrale (1989-97) explique comment est décidé à partir de 1993 la modernisation de la défense chinoise par le développement de pôles technologiques et par une réforme de l’industrie de l’armement car « pour devenir une grande nation, il est nécessaire d’avoir une armée moderne ». Le premier ministre Li Peng soutiendra ce point de vu en déclarant que la Chine doit attacher une « grande importance au renforcement de son armée par la technologie ». Le neuvième plan quinquennal (1994-1999) introduira de nombreuses réformes : « démilitarisation » de la Commission scientifique et technologique de la défense nationale (COSTIND), introduction d’une forme de système concurrentiel (la COSTIND ne gère plus l’acquisition de l’APL et les usines de l’APL mais réglemente onze sociétés civiles détenues par l’Etat, ainsi acheteurs et vendeurs sont séparés), création en avril 1998 d’un département général de l’armement. Ces réformes accompagnées d’une lutte contre la corruption seront un succès. Le général Li Jinai directeur du département de recherche scientifique en matière de défense nationale reconnaîtra en 2003 que la recherche scientifique dans le domaine de la défense a considérablement progressé.

D’un point de vu militaire, il est décidé en 1993 par la commission de mettre en place une doctrine dite de « défense active ». Cette doctrine consiste à défendre la « côte dorée » poumon économique du pays par des « opérations défenses offshore », d’où un nécessaire développement de l’armé de l’air et de la marine. Cette doctrine trouve également son fondement sur le sentiment d’être entouré d’un cordon sanitaire de pays alliés des Etats-Unis (Taiwan, Philippines, Japon). Le générale Wen Zongren dans le cinquième Livre blanc chinois appelle à rompre le blocus des « forces internationales contre la sécurité maritime de la Chine ».

NOTE : Les informations techniques données sur ce site doivent être prisent avec beaucoup de prudence. D’une part, car il ne s’agit souvent que d’estimations. D’autre part, car certaines données varient selon un nombre très important de paramètres. Par exemple, la portée d’un missile variera selon l’altitude à laquelle il est tiré.


budget de l'armée chinoise


budget de l'armée chinoise


« Le jour où la Chine, au lieu de ses petits régiments de mercenaires et de bandits, lèverait en masse, pour une suprême révolte, ces millions de jeunes paysans tels que ceux que je viens de voir, sobres, cruels, maigres et musclés, rompus à tous les exercices physiques et dédaigneux de la mort, quelle terrifiante armée elle aurait là, en mettant aux mains de ces hommes, nos moyens modernes de destructions ! … »


- Pierre Loti, chef d’état-major de l’escadre française d’Extrême-Orient. Cité in Jean-François Brun, « Intervention armée en Chine : l’expédition internationale de 1900-1901 », Revue historique des armées, num 258, année 2010, p 41.




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